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2013-2014

Décembre 2013 : classe de 2nde 6 du Lycée Rascol, Albi.

Par Administrateur ARTOTHÈQUE, publié le jeudi 22 mai 2014 16:59 - Mis à jour le jeudi 22 mai 2014 16:59

Une blessure éternelle

 

Un soir d’été, minuit passé

Assise le regard figé

Le temps s’écoulait comme des larmes effacées

Le visage impassible, je m’entêtai

A observer cette eau hybride

Qui affluait par ce robinet tout à fait singulier

Mes cheveux raides et humides

Effleuraient mes joues entaillées

Comme chaque jour

Mon coeur devenait plus lourd

Trop de blessures dans mon coeur

Trop de peur

J’allais prendre mon bain

Et m’imaginais très loin

Je me voyais dans cette eau profonde

M’éloigner de ce monde

Car je n’arrivais pas à exprimer

Mes sentiments cachés

Je ne pouvais plus me résoudre

A supporter ces blessures plus fortes que la foudre.

Pour certains hommes, l’écriture est une chose primordiale et les en priver serait comme leur planter un poignard. Alors, il leur arrive quelquefois, à l’encontre de leur conscience, de ne pas travailler, de se glisser au fond d’un bain et d’écrire afin de s’évader.

 

Classe de seconde 6, lycée Rascol, professeur Mme DUHTERIAN

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