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B. Kruger

Petite biographie de Barbara Kruger

Par Administrateur ARTOTHÈQUE, publié le mardi 2 décembre 2014 12:43 - Mis à jour le mardi 2 décembre 2014 12:43

Barbara Kruger est une artiste américaine, née en 1945 dans le New Jersey, elle vit et travaille entre New York et Los Angeles.

Ancienne graphiste de la revue new-yorkaise « Mademoiselle », Barbara Kruger exécute depuis 1981 des photomontages.

Elle fait sa première exposition personnelle à la Galerie Mary Boone de New-York 1987. C’est la première femme à rentrer dans cet univers artistique jusqu’à lors exclusivement masculin. Elle souhaite pénétrer les galeries et les musées, monde masculin, et en détourner les conventions. Elle ne souhaite pas faire du militantisme féministe, à une époque ou la représentation artistique féminine des années 1980, s’inscrit dans un climat difficile (exposition de travaux d’artiste femme dans les galeries réservé à cet effet).

Dans son travail elle détourne l’image publicitaire, qu’elle expose en grand format, et lui adjoint un slogan choc, écrit en caractères d’imprimerie, qui implique le spectateur sur des sujets de société de consommation. L’utilisation de la couleur est en général limitée : blanc, noir, rouge et différents ton de gris.

Son travail prend pour cible la société de consommation ainsi que des minorités (ethnique et sexuelle), soumises à l’autorité et aux stéréotypes sociaux. On peut rapprocher ses photomontages à l’Agit-Prop (Agitation et propagande) révolutionnaire, ou aux montages photographiques anti-hitlériens de John Heartfield. La violence des images et des propos sont dirigés directement vers le spectateur. Avec une utilisation fréquente dans ces œuvres des pronoms, « vous, votre, je, nous, eux ... ». Le pronom « you » renvoie souvent au rapport de force entre homme et femme.

Elle fait partie d’une catégorie d’artistes que l’on nomme « artistes politiques » dans le milieu des années 1980, marqué par l’industrie culturelle. Elle dit de sa démarche artistique : « Non, je ne fais pas de politique à proprement parler, je questionne le langage dans toutes ses situations … J’essaie surtout d’introduire le doute dans l’esprit du spectateur, et je lutte contre les certitudes établies telles que « j’ai raison et toi t’as tort, OK ? ». « Je ne dis pas que mon art a de l’effet sur autrui, mais simplement tous les jours, à Los Angeles où je vis, mais aussi à Paris ou Londres, à la télévision et dans la rue, je vois des images et des mots qui heurtent les gens, qui les influencent. Des expressions et des opinions toutes faites, des lieux communs, des modes. Il faut être fou pour ne pas croire au pouvoir du langage. Nous en faisons tous l’expérience quotidienne. »